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Habitat et hygiène

Logement insalubre



L’inspecteur de salubrité intervient au domicile des Enghiennois et constate ou non l’insalubrité des logements (humidité, murs fissurés, présence de plomb, dangerosité des accès, défaut de ventilation, hauteur sous plafond, surface habitable insuffisante...). Il peut instruire, si nécessaire, des procédures d’insalubrité pouvant contraindre le propriétaire à effectuer des travaux, voire interdire le logement à l’habitation.

Que faire en cas de désordres liés à l’habitat ?

Vous êtes locataire, propriétaire d’un logement ou vous habitez un immeuble qui présente des problèmes de salubrité ou de sécurité.
1 . Avant toute autre démarche, vous devez engager une démarche amiable auprès du propriétaire du logement ou de son représentant (gérant), ou du syndic de copropriété lorsqu’il s’agit de désordres liés aux parties communes de l’immeuble. Généralement, cette démarche préalable permet de maintenir de bonnes relations et de trouver une solution au problème rencontré.

2. Votre démarche amiable n’a pas abouti : vous pouvez alors saisir Monsieur le Maire pour confirmer les problèmes rencontrés en lui adressant un courrier explicatif, accompagné de toutes correspondances adressée préalablement au propriétaire ou à son représentant. À réception de votre courrier, une visite sera réalisée sur place afin d’apprécier la situation et de déterminer si elle constitue ou non une infraction à la réglementation. Votre plainte est non fondée : la procédure s’éteint d’elle-même. Votre plainte est fondée : l’auteur de l’infraction est contacté et un courrier de mise en demeure lui est adressé. Ce courrier lui présente le constat effectué et lui rappelle la réglementation en vigueur ainsi que les mesures à prendre pour remédier à la situation.

3. Malgré ces démarches, les problèmes d’habitat rencontrés ne sont pas résorbés (non-exécution des travaux). Selon leur importance, la procédure administrative engagée peut aboutir à 2 cas de figure :
- un procès-verbal d’infraction est transmis au procureur de la République. Des sanctions pénales peuvent être prononcées, dans le cas d’infractions aux prescriptions du Règlement sanitaire départemental ;
- sur saisie du maire, le préfet peut prononcer une déclaration d’insalubrité. Elle peut être assortie d’une interdiction d’habiter.

Droits des occupants
   Vous trouverez ici les renseignements utilises autour de :
- L’utilisation des locaux vacants
- La suspension du paiement des loyers
- La durée du bail en cours
- L’hébergement des occupants
- Le relogement des occupants
- Les sanctions à l’encontre des propriétaires

Vous pouvez également contacter l’ADIL au 08.20.16.95.95  -  http://www.adil95.org



Utilisation des locaux vacants
Lorsqu’un immeuble fait l’objet d’un arrêté de péril et ou d’insalubrité, le propriétaire est tenu d’assurer le relogement ou l’hébergement des occupants, si l’arrêté ordonne l’évacuation du bâtiment, ou s’il est assorti d’une interdiction d’habiter, ou dans le cas où les travaux nécessaires pour mettre fin au péril ou à l’insalubrité rendent temporairement le logement inhabitable.
A compter de la notification de l’arrêté portant interdiction d’habiter et d’utiliser les locaux en péril, les locaux vacants ne peuvent être ni loués ni mis à disposition à quelque usage que ce soit.
Cette interdiction cesse d’être applicable à compter de l’arrêté prononçant la cessation du péril et la mainlevée de l’interdiction d’habiter et d’utiliser les locaux.

Suspension du paiement des loyers
Dans les locaux faisant l’objet d’un arrêté de péril, le loyer ou toute autre somme versée en contrepartie de l’occupation du logement cesse d’être dû à compter :
 - du premier jour du mois qui suit la notification de l’arrêté de péril et ou d’insalubrité (à compter du premier jour de l’affichage de l’arrêté à la mairie et sur la façade de l’immeuble),
 - jusqu’au premier jour du mois qui suit la notification ou l’affichage de l’arrêté de mainlevée.

Durée du bail en cours
Dans les locaux frappés d’une interdiction définitive d’habiter et d’utiliser les lieux, les baux et contrats d’occupation ou d’hébergement poursuivent de plein droit leurs effets, exception faite de l’obligation de paiement du loyer ou de toute somme versée en contrepartie de l’occupation, jusqu’au départ des occupants ou jusqu’à leur terme et au plus tard jusqu’à la date limite fixée dans l’arrêté de péril.

Hébergement des occupants
En cas d’interdiction temporaire d’habiter ou d’utiliser les lieux, le propriétaire ou l’exploitant est tenu d’assurer l’hébergement décent des occupants correspondant à leurs besoins.
A défaut, le maire prend les dispositions nécessaires pour les héberger. Le coût de l’hébergement est mis à la charge du propriétaire ou de l’exploitant.

Relogement des occupants
En cas d’interdiction définitive d’habiter et d’utiliser les lieux, le propriétaire ou l’exploitant doit assurer le relogement des occupants. Cette obligation se fait par la présentation à l’occupant de l’offre d’un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités.
Le propriétaire ou l’exploitant est tenu de verser à l’occupant évincé une indemnité d’un montant égal à 3 mois de son nouveau loyer et destinée à couvrir ses frais de réinstallation.
En cas de défaillance du propriétaire ou de l’exploitant, le maire prend les dispositions nécessaires pour les reloger.
Lorsque la collectivité publique (ou par exemple un organisme d’habitation à loyer modéré) a procédé au relogement, le propriétaire ou l’exploitant lui verse, à titre d’indemnité représentative des frais engagés pour le relogement, une somme égale à 1 an du loyer prévisionnel.
En cas de défaillance du propriétaire, si la commune assure les obligations de relogement, elle est subrogée dans les droits de l’État pour le recouvrement de sa créance.
A savoir : si l’occupant a refusé trois offres de relogement qui lui ont été faites, le juge peut être saisi d’une demande tendant à la résiliation du bail ou du droit d’occupation et à l’autorisation d’expulser l’occupant.

Sanctions à l’encontre des propriétaires
Est puni de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 000 €  :

- les menaces ou actes d’intimidation à l’égard d’un occupant en vue de le contraindre à renoncer aux droits qu’il détient en matière de relogement ou d’hébergement ou de rendre impropres à l’habitation les lieux qu’il occupe,
- le fait de relouer des locaux ayant fait l’objet d’une interdiction d’habiter et d’utiliser les lieux,
- le fait de percevoir un loyer ou toute autre somme en contrepartie de l’occupation du logement,
- le fait de détruire, dégrader ou détériorer des locaux dans le but de faire quitter les lieux aux occupants, dès lors que la procédure d’insalubrité a été notifiée,
- le fait de refuser de procéder à l’hébergement ou au relogement de l’occupant, bien qu’étant en mesure de le faire.

Le monoxyde de carbone (CO)

Avec le froid, l’utilisation d’un système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire défectueux, de cheminées et de cuisinières vétustes, de groupes électrogènes peut causer une asphyxie due au monoxyde de carbone. Incolore, inodore, sans saveur, indécelable par les sens, il se mélange à l’air ambiant et les signes d’une intoxication restent flous.

Cependant si une personne présente les symptômes suivants : maux de tête, vertiges, nausées, troubles de la vue et de l’ouïe, il faut appeler les pompiers au 18 ou le SAMU au 15.

En attendant les secours, des gestes simples et efficaces peuvent être effectués comme ouvrir les portes et fenêtres, arrêter tout appareil suspect et faire évacuer les personnes. Mais la première solution reste la prévention. Elle consiste à posséder une bonne installation de chauffage eau de production d’eau chaude conforme aux normes requises. Dernière chose, une habitation avec des orifices de ventilation non obturés et des conduits d’évacuation des gaz ramonés assure également une meilleure sécurité.  Ministère du logement et de la Ville.

Hygiène alimentaire
L’inspecteur de salubrité effectue des contrôles d’hygiène dans les restaurants et commerces de bouche, moyennes surfaces et boulangeries ainsi qu’au marché, en collaboration avec les services vétérinaires, les services de la Répression des Fraudes et de la DDASS. Il vérifie l’hygiène des locaux (températures, nettoyage) et si les pratiques de travail respectent bien la méthode HACCP qui permet d’identifier, évaluer et maîtriser les dangers significatifs au regard de la sécurité des aliments.

Il a également été mis en place des formations en hygiène alimentaire ouvertes aux commerçants d’Enghien-les-Bains, en partenariat avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat ainsi que la Chambre de Commerce et d’Industrie. Un guide de bonnes pratiques d’hygiène par métiers est remis aux commerçants ayant suivi cette formation.