-A A +A

Highlab, la réalité virtuelle pour plus de magie au quotidien

Highlab, la réalité virtuelle pour plus de magie au quotidien

Rencontre avec Benoît Khajn, fondateur d’Highlab, studio de conseil en marketing digital et technologique, et première entreprise a avoir rejoint le Numéric Lab’ au sein du Centre des Arts.

Qu’est-ce que la production et le marketing digital et technologique ?

Dans le cadre de la production digitale et technologique, on élabore des sites, applications, contenus digitaux que l’on met à disposition d’une agence ou d’une marque. Le marketing technologique est quant à lui une expérience digitale que l’on va proposer dans un environnement online ou offline. Dernièrement nous avons par exemple créé une vitrine interactive pour KIABI, dans le cadre de l’ouverture d’un pop-up store à Paris. Sur la devanture, un écran permettait aux passants de prendre le contrôle des animations avec leur Smartphone via un site internet. Néanmoins, il peut aussi s’agir de produire un film d’animation, ou d’utiliser la réalité augmentée.

Quelles sont les technologies que vous utilisez ?

A chaque contenus - sites mobiles, ou d’applications- sa technologie. Ce qui est intéressant c’est qu’il y a beaucoup de ressources et d’outils que l’on peut croiser dans le cadre d’un même projet. On peut imaginer rendre des surfaces tactiles et faire des projections comme Orlan sur l’escalier du CDA pour agrémenter le reste du magasin par exemple. Pour revenir à la technologie, pour rendre une surface tactile, on utilise des micros-contrôleurs, dans lesquels on insère un programme qui déclenche les réactions, en fonction de ce que l’on touche. Pour être au fait des nouvelles technologies, j’utilise « kickstarter », plateforme de projets financés sur internet. C’est comme cela que j’ai découvert l’Oculus rift, et que j’ai acheté le premier casque.

Parlez-nous de l’Oculus Rift, comment le développez-vous ?

L’Oculus Rift est un casque de réalité virtuelle. Beaucoup de gens veulent l’utiliser dans le domaine du jeu vidéo et de la réalité augmentée. J’ai choisi quant à moi de l’optimiser avec le film à 360 degrés dans le cadre du tourisme, mais j’essaie également de le développer dans la santé. Il y a énormément d’applicatifs possibles, notamment avec l’immobilier, pour visiter une maison, mais aussi des lieux industriels, afin de permettre aux entreprises de visualiser des sites dans le Val d’Oise. Il peut aussi y avoir une finalité artistique, et permettre d’assister à un spectacle à l’autre bout du monde. J’ai expérimenté cela à Rolland Garros, les gens pouvaient assister au match, grâce à l’Oculus et une caméra placée par France Télévision sur la chaise de l’arbitre. Ainsi on se sentait sur le terrain, à côté de Nadal. Côté santé, j’ai imaginé dans le cadre de séances de kiné, de relier le vélo, où le rameur à l’Oculus rift afin de motiver et faire voyager le patient. Ce qui est primordial pour moi c’est d’insérer la réalité virtuelle dans le quotidien.

Comment êtes-vous arrivé à la création de Highlab ?

J’ai fait des études de commerce, et j’ai toujours été attiré par la création et la technologie. J’ai d’abord travaillé dans le marketing promotionnel où je faisais des jeux-concours. Ensuite, j’ai rapidement créé une petite agence de communication, j’organisais cette fois des concours web. Par la suite, je me suis occupé du marketing web d’un site de futurs et jeunes parents, et de la communication événementielle. Je vendais de la pub, élaborais des jeux et coffrets cadeaux, essayais de fidéliser les internautes et d’en amener de nouveaux. Ensuite, je suis reparti en agence en tant que conseil, puis j’ai décidé de monter mon projet, Highlab créé en janvier 2013.

Vous étiez une des premières entreprises à intégrer le numéric’ lab, pourquoi ce choix ?

Je suis intervenu au CDA au Paris Digital Summit, autour du projet Oculus Rift pour le Val d’Oise. J’ai été présenté à Dominique Roland, qui m’a signifié être intéressé par mon entreprise pour le Numeric’lab. J’ai proposé mon projet à la commission qui a été séduite. Je me définis surtout en architecte digital, je construis grâce à plusieurs fournisseurs, et vais chercher les compétences. Au numéric’Lab, j’ai un savoir-faire à proximité que je peux solliciter. Cet incubateur est un vrai raccourci, car c’est un accompagnement personnalisé, qui nous permet de rencontrer des gens. En termes de réseaux nous avons par exemple l’opportunité de nouer contact avec des entreprises internationales grâce au label Ville Créative comme de nous faire connaître auprès des journalistes. En outre, il y a un superbe cadre, Enghien est une ville dans laquelle on peut facilement réaliser des pilotes.

Quel est votre support de travail favori ?

Mon quotidien c’est d’équilibrer le marketing, la technologie et l’ergonomie. Aujourd’hui je suis sur l’Oculus rift, mais demain cela pourrait être sur l’hologramme. Je voudrais que l’on puisse mélanger le physique et le digital et que celui-ci reste imprégné dans la réalité. Le papier par exemple peut devenir interactif avec la reconnaissance graphique, et la réalité augmentée. Vous pourriez mettre en place sur Reflet, des univers de reconnaissances graphiques via une webcam et proposer un autre contenu. Si je peux permettre aux gens de vivre une expérience digitale, de voyager au travers de lieux auxquels ils ne pourraient accéder, ce serait une très belle expérience. Je pense par exemple aux enfants malades dans les hôpitaux, ou tout simplement à celui qui n’a pas les moyens de venir visiter la tour Eiffel.

Comment imaginez-vous la ville du futur ?

Il y a plusieurs étapes avant qu’elle ne devienne totalement connectée. Tout d’abord, il ne faut pas qu’il y ait une fracture numérique car c’est aussi une fracture sociale. Un senior par exemple n’est aujourd’hui pas toujours aidé et a souvent peur d’internet. L’accessibilité à l’information est une question de fracture numérique. La ville du futur, doit-être quelque chose d’homogène en terme d’utilisation. Pas de robot ou de voiture volante, ou de vitrine qui vous appelle comme dans minority report’. J’espère quand même qu’il y aura un skate volant, mais aujourd’hui ce qu’il existe reste physique.

Y-a-t-il un projet que vous aimeriez mener sur la ville ?

J’aimerais beaucoup participer aux bains numériques et être partie prenante pour une expérience digitale. C’est un moment incroyable dans la ville, avec une reconnaissance nationale et internationale. De fait, y participer serait une fierté et je pense que l’on peut faire des choses très rigolotes.
 

Contact: 

Infos pratiques / Contacts: 

numericlab@cdarts.enghien95.fr (link sends e-mail)

01.30.10.85.59