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DATA CITY

DATA CITY

Vendredi 21 Avril 2017 -11:00 - Jeudi 13 Juillet 2017 -19:00

Exposition collective des 9 villes créatives du cluster arts numériques : Austin (USA), Dakar (Senegal), Enghien-les-Bains (France), Gwangju (Republic of Korea), Linz (Austria), Lyon (France), Sapporo (Japan), Tel-Aviv Jaffa (Israel), York (United Kingdom)

Avec : BRIGHT WHITE (Royaume-Uni) / MIGUEL CHEVALIER  + ANNE ROQUIGNY (Enghien-les-Bains, France) / SIN DO-WON (Corée du Sud) / NORIMICHI HIRAKAWA (Japon) / ADRIEN M & CLAIRE B (Lyon, France)/ VERENA MAYRHOFER (Autriche) / OFFICINAMAMIWATA (Sénégal) / RAN SLAVIN (Israël) / STUDIOMODO (Etats-Unis).

MetaCities - Miguel Chevalier - Data City

Exposition collective des villes créatives du cluster arts numériques.

Cette exposition collective retranscrit l’effervescence artistique du cluster arts numériques en prenant la ville comme dénominateur commun.  Chacune des neuf villes proposera le travail d’un ou plusieurs artistes susceptible(s) de confronter l’ADN de la ville à la question du numérique et aux outils de demain.

L’exposition DATA CITY devient le support de cartographies imaginaires, à l’intérieur desquelles il est possible d’envisager d’autres paysages et de nouveaux usages. Un propos qui dresse une actualité des possibles, des virtualités multiples ou des artefacts imaginaires au sein de mondes alternatifs.

Deux thématiques se dégagent de ce parcours d’œuvres.

  • Longtemps opposée à la question de la ville, la nature est ici le point de départ de paysages fait d’interstices et de résistances, à la façon d’un brin d’herbe poussant dans la fissure d’un bloc de béton. Elle devient le baromètre d’une société donnée mais aussi le médium d’artistes qui imaginent alors de nouveaux rivages remodelés par les technologies et… la poésie.
  • Enfin, la ville d’hier et de demain. Comment au sein de nos sociétés et modèles urbains toujours plus avant-gardes, persistent certains gestes, certaines idées - préjugés ? -. Une lumière, une croyance, la construction d’un bonheur possible pour demain, ces aspirations fragiles viennent coexister avec le désir de progrès.

>> Un catalogue bilingue (français/anglais) reflétant toute la dynamique des villes créatives arts numériques et design, suite aux expositions programmées à l’occasion de la XIème Réunion annuelle, sera édité en juin 2017. D’une exposition à l’autre, cet ouvrage recensera les collaborations artistiques et politiques menées à l’échelle internationale.

Les oeuvres de la programmation

A U S T I N ( U S A )
STUDIOMODO : CLAY ODOM + SEAN ONEILL
FLOWERING PHANTASM

Cette installation est d’abord conçue comme une rencontre avec un objet familier dont la forme, la taille et les matériaux restent pourtant étranges. Cette structure en creux est un support évocateur sur lequel chacun laisse son imagination s’épanouir. L’armature, truffée de connectiques, interprète de façon sensible ce qui se passe autour d’elle, retranscrivant par le son et la lumière l’environnement auquel elle appartient et posant là-même les rudiments d’une communication avec le monde extérieur.


DAKAR (SÉNÉGAL)
OFFICINA MAMIWATA (TIZIANA MANFREDI & MARCO LENA)
LIQUID LANDSCAPE STUDIO #3

Liquid Landscape est une évocation du sacré qu’il est possible de percevoir en contemplant la nature. Au gré du flux incessant de l’eau, le collectif Officinamamiwata fait de ce paysage aquatique, une retranscription symbolique de nos questionnements intérieurs : la conversation avec l’eau ne s’arrête jamais ; elle court dans les fleuves, elle part et revient dans la mer, elle nous souffle dans les oreilles à travers le vent des paroles d’ailleurs, d’autres langues.

Cette installation est dédiée à la mer, celle qui entoure la ville de Dakar mais aussi à la déesse aquatique Mame Coumba surgit des eaux et qui, pour celui qui l’invoque, lui offre prospérité et protection. L’eau, source de vie, détient le secret de la mémoire ; Son éternel balancement est insufflé du même mouvement que de ceux de la terre et des êtres vivants.


ENGHIEN-LES-BAINS (FRANCE)
ANNE ROQUIGNY
BBOTS / REBELLING NATURE

Tombé du cyberespace, BBot est une sculpture connectée à Internet qui projette des collections d'œuvres d'art en ligne. Comme une exposition dans l’exposition, cette programmation d’œuvres est composée par le travail de 11 artistes : Alix Desaubliaux - Emilie Gervais - Eva Papamargariti - Isabelle Arvers - Joe Hamilton - Katie Torn - Pussykrew - Phillip Stearns - Sabrina Ratté - Yoshi Sodoeka - Snow Yun Xue Fu.

Cette programmation est conçue spécifiquement pour Data City, et présentée sous la forme d’une navigation Internet en temps réel. Le BBot « surfe » automatiquement, et projette sur les murs de l’espace du Cda, une sélection d’œuvres évoquant la question de l’action de l’Homme sur notre planète et son écosystème. Il est alors possible de parcourir des territoires imaginaires aux paysages saturés et volatiles. Les œuvres révèlent des panoramas artificiels, étranges et parfois post-catastrophiques. Notre perception est mise à l’épreuve par la vision de ces mondes pixellisés, où la nature se rebelle et se comporte de manière imprévisible. La nature reprend ses droits et n’en fait qu’à sa tête.

En savoir plus : vimeo.com/158358322


ENGHIEN-LES-BAINS (FRANCE)
MIGUEL CHEVALIER
VOXELS LIGHTS, MÉTAPOLIS, MINI VOXELS LIGHT

Miguel Chevalier travaille avec la lumière et la fait vivre avec des outils de notre temps en utilisant toutes la richesse des techniques informatiques. La série des Voxels Light reprend en volume la question des pixels, les présentant sous la forme de sculptures électro-luminescentes aux chorégraphies colorées. Reprenant formellement la trame urbaine, son architecture et ses rues, cette installation tend à recréer un monde d’énergie composé de milliards de données qui trament la cité et notre environnement.


GWANGJU (RÉPUBLIQUE DE CORÉE)
SIN DO-WON
ONE EYE

One Eye aborde métaphoriquement l’Histoire de Gwangju, en particulier le soulèvement populaire 518 en référence à la date du 18 mai 1980, date du mouvement pour la démocratisation qu’a connu la Ville. Cet épisode tragique a laissé de profondes cicatrices et Sin Do-Won choisit le titre en référence à une expression populaire qui dit combien il est impossible de regarder le passé de ses deux yeux tant celui-ci reste lourd dans la mémoire collective.

Cette installation vidéo tente de retranscrire la portée psychologique de ces évènements au travers du regard d’une petite fille. Dans un paysage désolé, cette enfant vêtue de blanc symbolise la génération à venir, remplie de rêves et d’espoirs. Les images d’archives dans son cache-oeil laissent progressivement place à des effets graphiques stéréoscopiques 3D, créant chez le regardeur, malaise et troubles perceptifs, rejouant autrement les traumas du passé mais augurant aussi par la couleur et le rythme, un bonheur à venir possible.


LINZ (AUTRICHE)
VERENA MAYRHOFER
DRAW:ER

Verena Mayrhofer joue avec les stéréotypes et les représentations caricaturales véhiculées parfois à l’encontre de chaque pays, autour notamment des questions de patriotisme, de nationalisme et de nostalgie. Cette installation sonore plante le décor d’un intérieur autrichien vintage avec, au mur, une étagère à épices dont chaque tiroir recèle en fait, une anecdote audio. Les visiteurs peuvent ainsi les ouvrir et écouter la parole de personnes du monde entier, invitées à partager ce qu’elles pensent de l’Autriche.

Verena Mayrhofer complète ses interviews en recueillant les témoignages d’adolescents, demandeurs d’asile dans la ville de Linz. Leurs discours diffèrent des précédents en ce que l’artiste leur a demandé de comparer respectivement ce qu’ils attendaient trouver à leur arrivée et l’expérience qu’ils ont depuis et la relation qu’ils entretiennent avec le payas et ses habitants.


LYON (FRANCE)
ADRIEN M & CLAIRE B
LA NEIGE N’A PAS DE SENS

La compagnie Adrien M & Claire B, alias Adrien Mondot et Claire Bardainne, crée des formes allant du spectacle aux installations dans le champ des arts numériques et celui des arts vivants. Leur démarche place l’humain au centre des enjeux technologiques, poursuivant la recherche d’un numérique vivant : mobile, artisanal, éphémère et sensible.

Dans cette première monographie consacrée à leur travail, une série de six oeuvres en réalité augmentée, permet d’expérimenter leur démarche et donner corps à l’imperceptible. Au-delà de chaque proposition graphique papier, vient se révéler numériquement un nouvel univers, permettant dans la fugacité d’un instant, de percevoir l’invisible.


SAPPORO (JAPON)
NORIMICHI HIRAKAWA
DATUM

Datum est un projet issu d’un programme de résidence à l’Institut de Physiques et de Mathématiques appliquées à l’Univers (Japon), et donnant lieu à une série d’expérimentations autour de la notion de dimension supérieure développée par le mathématicien grec Euclide.

L’espace euclidien à 6 dimensions conçoit à la fois la position physique d’un objet, mais aussi son orientation, donnant ainsi lieu à une variété infinie de dimensions dites supérieures. Norimichi Hirakawa expérimente ici le numérique en transposant le pixel, la forme, la couleur, le mouvement, le temps et finalement la transformation par le calcul qui en résulte, comme autant de dimensions capables de révéler l’idée de beauté, perceptible à plusieurs niveaux, dans le monde physique mais aussi dans des dimensions plus élevées.


TEL AVIV (ISRAËL)
RAN SLAVIN
URSULIMUM

Ursulimum est une odyssée sous-terraine au sein d’une ancienne cité médiévale imaginaire aux allures futuristes trouvée à 200 mètres de profondeur sous les rues du vieux Jérusalem. Un jeune garçon harnaché dans une tenue d’astronaute, vagabonde dans ce dédale infini habité d’Histoire et de symboles liés aux sciences et aux religions. Cette vidéo expérimentale est une quête imaginaire qui tend à construire des architectures en kaléidoscope complexes et vides, peuplées de champs magnétiques, de radiations et de fantômes.

 


YORK (ROYAUME-UNI)
BRIGHT WHITE (CHRIS WALKER BENG (HONS) & ADAM STANNING)
COLLIDERCASE

ColliderCase est un dispositif de présentation d’objets dont le principe repose sur un système optique numérique. York présente ici un ensemble de pièces issues du patrimoine de la Ville, mis en scène sous la forme d’hologrammes flottants dans la vitrine. Les objets présentés en 3D, deviennent donc malléables au sens où le spectateur peut réellement interagir avec en choisissant son point de vue de présentation, ou bien en simulant son utilisation.

Bright White, agence de design basée à York, propose ici une nouvelle opportunité de développer les outils numériques en les appliquant à la mise à disposition de contenus et d’informations adaptables auprès des publics et surtout d’une manière inédite et originale.


Du 29 juin au 13 juillet, un parcours d’œuvres installées dans l’espace public au cœur de la ville d'Enghien-les-Bains prolongera ce premier volet de l’exposition collective DATA CITY.

 

Emplacement: 
Centre des arts
12-16 rue de La Libératon
95880 Enghien-les-Bains