-A A +A

Thermographie : mieux connaître son toit

Thermographie : mieux connaître son toit

La ville a réalisé une thermographie aérienne infrarouge afin de visualiser les déperditions de chaleur de chaque toiture de bâtiment. Cet outil de diagnostic a permis d’établir une cartographie de la ville. La thermographie est une technique qui permet, depuis un avion, de mesurer les écarts de température à la surface des toitures.

Une caméra infrarouge, à l’intérieur de l’avion, est reliée à un ordinateur équipé d’un logiciel qui visualise et enregistre en temps réel des images. Cette technologie innovante a permis au cabinet ITC (infrarouge technologie contrôle), missionné par la ville, d’estimer le niveau de déperdition de chaque toiture, qu’il s’agisse d’une maison individuelle, d’un bâtiment collectif ou d’un équipement public.

« Nous avons effectué le survol le 8 mars, un soir en semaine, par temps froid et sec, de nuit, entre 20h et 22h. Ces conditions réunies permettent de survoler alors que le maximum de personnes sont chez elles et susceptibles de chauffer leur logement », explique stéphane Gouttebessis, de la société itc. « L’avion survole à 1000 mètres d’altitude, durant une heure, afin de quadriller l’ensemble de la ville », poursuit-il.

Cette technique de contrôle et de mesure consiste ainsi à convertir les températures d’une scène thermique en image : les différences de chaleur apparaissent en couleurs différentes, du bleu (plus froid) au rouge (plus chaud). « Nous avons ainsi pu identifier les bâtiments les plus déperditifs de la ville », ajoute-t-il.

Lorsque le toit est chaud (rouge), cela veut dire qu’une partie importante de l’énergie dépensée pour chauffer le logement est perdue dans l’atmosphère. A partir de cette information, chaque citoyen a la possibilité de mener une étude plus approfondie et d’agir pour une meilleure isolation de son habitat, améliorer le confort, réduire sa facture d’énergie et limiter ses émissions de gaz à effet de serre.

Le bâtiment, gros consommateur d’énergie

Le bâtiment est le secteur d’activité qui s’avère le plus consommateur d’énergie en france (43 %), loin devant l’agriculture (2 %), l’industrie (23 %) et les transports (32 %). Le logement représente environ un quart des émissions de CO2 en france, soit plus d’une demi-tonne de carbone par an et par habitant, plus ou moins en fonction du type de chauffage.

Les déperditions de chaleur ont des origines multiples : murs, ventilation, vitres, sols, ponts thermiques... Pour une maison individuelle, c’est la toiture qui, en moyenne, enregistre le plus de déperdition, avec une moyenne de 30 %, contre 5 à 10 % pour un immeuble d’habitation collective.

Présentation des résultats

« La thermographie aérienne a révélé qu’il existe un potentiel important d’améliorations de l’habitat à apporter sur la ville en terme d’isolation et ainsi donc des économies substantielles générées pour les habitants », explique stéphane Gouttebessis.

L’objectif est d’accompagner les habitants vers une réflexion sur l’efficacité thermique de leur habitat et les inciter à réaliser un bilan thermique, seule étude permettant de préconiser précisément les travaux nécessaires pour limiter au minimum les déperditions de chaleur.

Le Point info énergie tiendra des permanences au pôle accueil multiservices et aux services techniques, une demi-journée par semaine, pour accompagner les habitants dans leurs démarches de réduction de la consommation d’énergie. la première permanence a lieu le 28 novembre aux services techniques, de 14h à 17h. « Il ne faut pas s’arrêter à la couleur de son toit. Chaque habitant doit aller plus loin en allant chercher ces conseils et envisager les travaux à prévoir », conclut Stéphane Gouttebessis.

Interpréter la carte thermique

L’avis d’un thermicien est indispensable pour comprendre une carte thermique, car si le dégradé de couleurs correspond à des différences de température, le matériau du toit doit être connu pour pouvoir les interpréter correctement.

Par exemple, un toit bleu peut avoir plusieurs explications possibles : il peut s’agir d’une toiture correctement isolée, d’un bâtiment qui n’était pas chauffé au moment du survol, ou d’une toiture en métal, matériau qui fausse les résultats. Inversement, un toit rouge est peut être dû à une restitution longue de la chaleur emmagasinée dans la journée et non à de fortes déperditions de chaleur.

C’est pourquoi des conseillers seront à vos côtés lors de permanences à la mairie pour vous aider à comprendre ce qui se passe sous votre toit.

 

Thermographie aérienne
Thermographie
Thermographie