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Lutte contre le réchauffement climatique

Lutte contre le réchauffement climatique

Le cabinet Eco-Act a présenté le Bilan Carbone 2008 de la ville en plénière devant les élus du Conseil municipal le 15 octobre dernier.

Cette étude, commanditée par la ville dans le cadre de son Agenda 21 a permis d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) des bâtiments et activités de la ville. Ce périmètre est défini par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) comme « Patrimoine et Services ». Ce sont ainsi 32 bâtiments et 11 services qui ont été audités.

Un Bilan Carbone a pour but de pointer les postes les plus émetteurs en GES et de définir un état « 0 » avant la mise en œuvre d’actions de réduction spécifiques. Bien que largement connus, on peut rappeler ici les enjeux liés aux émissions de GES et à la consommation d’énergies fossiles. Les GES pris en compte dans l’étude sont : CO2, N2O, CH4, les HFC, PFC et SF6. Tous n’ont pas le même « effet de serre » (potentiel de réchauffement global), aussi pour harmoniser les calculs ils sont comptabilisés en équivalent CO2.

Certains de ces gaz sont présents depuis l’apparition de la vie sur Terre. Le Co2 notamment, qui était beaucoup plus concentré dans l’atmosphère primitive qu’aujourd’hui. D’autre part, sans effet de serre, la température sur Terre ne serait que de  -15°C en moyenne, au lieu de 18°C. Cela étant dit, il est constaté une  augmentation exponentielle des GES depuis l’ère préindustrielle, et pour exemple, une augmentation de 70% entre 1970 et 2004. Ces évolutions rapides déséquilibrent la composition de l’atmosphère.

  

Concernant la consommation d’énergies fossiles, deux enjeux y sont aujourd’hui liés : un enjeu environnemental avec la raréfaction de la ressource d’une part et  les émissions de GES lors de l’utilisation de cette énergie d’autre part, ainsi qu’un jeu économique voir stratégique, depuis la prise de conscience mondiale du réchauffement climatique : crédits carbone, taxe carbone, et dépendance énergétique.


Bien que les débats médiatisés sur le sujet aient lieu à haut niveau, les collectivités territoriales ont un rôle à jouer de premier ordre dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est dans cet esprit, et pour faire écho au Grenelle, que la ville s’est lancée dans l’évaluation de ses GES. 

L’étude a quantifié 4 800 t éqCo2 (+/- 31%) en prenant en compte les usagers et les visiteurs (liés au tourisme notamment).   

Si on retire la part des usagers et visiteurs, le Bilan Carbone de la ville s’élève à 2800 téq CO2 : les émissions dues au transport ne représentent plus que 351 téq CO2. Cela représente 9,1 téq CO2 par agent soit environ 3 aller/retours Paris-Atlanta en classe économique.



Après l’étude, les actions de réduction



Plusieurs actions, des plus simples et moins couteuses aux plus ambitieuses permettent de réduire les émissions de GES. De nombreuses préconisations ont été formulées, certaines figurent dans l’Agenda 21.

D’ores et déjà, la mise à disposition de vélo pour les agents et la collecte spécifique du papier dans les bureaux participent à la dynamique de réduction.
Modestement mais non moins efficacement, des actions de sensibilisation visant à rendre les comportements plus économes en énergie (éteindre son ordinateur, limiter le chauffage, ) sont en cours, une plateforme de co-voiturage sera prochainement à l’essai.


Des actions plus conséquentes sont également en cours :

  • Remplacement de la chaudière au fioul du gymnase de la Coussaye par une chaudière à bois (2010).
  • Deux bâtiments en test pour remplacement des ampoules existantes par des Led moins consommatrices (médiathèque et crèche familiale).
  • Illuminations de Noël : illuminations Led, consommant 90% d’énergie en moins que précédemment (le dôme de lumière place Schumann notamment consomme 50 kWh en moins, ce qui génère une économie de 1300 euros par mois).
  • Eclairage extérieur : remplacement des ampoules sur la jetée par des ampoules basse consommation, pose de réflecteur sur les candélabres « boule » permettant un meilleur éclairage au sol à consommation d’énergie égale et installation d’appareillages électronique sur tous les nouveaux lampadaires réduisant de 15% l’éclairage la nuit.


Plus généralement, et parce qu’il s’agit avant tout d’une dynamique vertueuse, c’est aussi limiter l’achat de fourniture, privilégier les achats responsables voire intégrer le critère carbone dans les marchés publics, augmenter la durée de vie du matériel, préférer les transports collectifs à la voiture pour les déplacements professionnels.

Une chaudière biomasse au Gymnase de la Coussaye

Action phare de son agenda 21, la ville a investi dans une chaudière à bois pour remplacer la chaudière au fioul du gymnase de la Coussaye, devenue obsolète. Ecologique, le chauffage au bois permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de lutter contre le réchauffement climatique.

Le gymnase de la Coussaye, d’une surface de 2132 m² répartie sur deux étages, était chauffé jusqu’alors par une chaudière au fioul de 700 kW mise en service en 1975. Pour remédier aux coûts exorbitants de chauffage et également s’inscrire dans une démarche de réduction des émissions de CO2, la ville a décidé d’équiper le gymnase d’une nouvelle chaudière fonctionnant à la biomasse. Cette action s’inscrit naturellement dans l’agenda 21 de la ville dont l’engagement n°2 visait à « réduire les consommations d’énergie et faire du patrimoine communal un outil de lutte contre le réchauffement climatique ».

Le principe de la chaudière biomasse repose sur l'utilisation de l'énergie dégagée par la combustion du bois. Le boisn'est certes pas une nouveauté, mais il bénéficie aujourd'hui d'importants progrès technologiques ainsi que de la croissance des forêts françaises.

Tout ceci concourt à en faire une énergie économe, plus facile à stocker qu'auparavant, tout en étant neutre en termes d'émission de CO2. Sous forme de granulés ou « pellets » (sciures de bois compactées), le bois permet des économies de l'ordre de 30% par rapport au prix du fioul. Pour des raisons de stockage, le gros sillot à bois a été installé sous l’escalier de secours extérieur. L’équipement a coûté 217 759,03 € TTC, la région doit financer 30% du dispositif avec l’Ademe.

 

Répartition du bilan de carbone
Schéma de l'évolution atmosphérique
Chaudière biomasse