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Les eaux les plus sulfurées de France

Les eaux les plus sulfurées de France

Consciente de son exceptionnalité par la présence d’une richesse en eau souterraine localisée à une dizaine de kilomètres de Paris.

L’unique station thermale d’Ile-de-France et dans un rayon de 200 km, Enghien-les-Bains tient un rôle primordial dans le domaine de la santé publique.

Dans ce cadre, elle a déployé de multiples efforts techniques soutenus afin d’appuyer sa détermination à promouvoir un thermalisme moderne répondant à la forte demande des patients. Ainsi, les différentes actions engagées par Enghien-les-Bains démontrent une volonté affirmée à contribuer à la modernité et la défense du thermalisme dans une approche médicale globale, préventive, écologique et humaniste. De plus, des actions de protection de son patrimoine en eau souterraine se sont multipliées.

Une ressource naturelle d'exception : les eaux sulfurées

La découverte du gisement hydrominéral sulfuré d’Enghien-les-Bains date de 1766 par le Père Cotte. La première source fut baptisée ensuite « source du Roy ». Afin de connaître l’origine des ces eaux sulfurées, leur principe de production, leurs bienfaits, de découvrir de nouvelles sources, de nombreuses études à caractère scientifique ont été engagées depuis 1776. C’est ainsi que depuis leur première découverte, cette ressource exceptionnelle fait l’objet d’une exploitation régulière depuis 1821. Au début du XXème siècle, le site thermal comportait par ailleurs une dizaine de sources. Huit d’entre elles furent reconnues d’utilité publique par décret du 18 juillet 1865.

Eaux les plus sulfurées de France, leur spécificité hydrogéologique rejoint leurs intérêts thérapeutiques avérés : propriétés particulières antiallergiques, décongestionnantes et bactériostatiques (antiseptiques, cicatrisantes et anti-inflammatoires), indications dans l’asthme, les infections de la muqueuse bucco-dentaire, le sevrage tabagique…

Retour sur les évènements clefs : l’essor d’une exploitation modèle

Afin de constituer un thermalisme moderne, il a été entrepris depuis plusieurs années des travaux de modernisation des forages et une nouvelle conception d’un réseau thermal performant. En effet, depuis 2001, un programme ambitieux a permis de restaurer et de développer ses sources historiques afin de valoriser et pérenniser l’exploitation de ce gisement sulfuré. L’établissement thermal moderne a donc été entièrement reconstruit et rouvert en octobre 2006, dévoilant par ailleurs sa structure de haute technicité composée de deux espaces distincts (cure médicale et lieu de détente/bien-être/remise en forme). S’inscrivant ainsi dans une véritable démarche santé moderne, l’établissement accueillait jusqu’à une centaine de curistes par jour durant la période de réouverture en 2006. Histoire d’une reconstruction…

Depuis le début de son exploitation, certaines sources on été abandonnées ou détruites. Les puits ne pouvant plus être exploitées et représentant un danger de pollution de la nappe par les eaux superficielles, ont été cimentées et mis en sécurité. D’abord un recaptage de la source Nord a été opéré à partir d’un forage neuf. Par la suite, l’ancienne source Roses située sur le plancher du théâtre du Casino n’étant pas réhabilitable, un nouveau captage dénommé « 2 Roses » a été réalisé au niveau du jardin des roses. Enfin, le forage Coquil a été modernisé et surélevé par rapport à la chaussée dans un souci de préservation de la source. La modernisation des installations de forages s’est suivie d’essais techniques permettant de déterminer les caractéristiques hydrogéologiques de la nappe. Ces opérations se sont accompagnées d’analyses réglementaires sur plusieurs mois consécutifs. Les forages étant opérationnels et les analyses d’eau concluantes, il a été ensuite engagé la construction de réseau d’acheminement de l’eau sulfurée depuis les sources jusqu’au complexe thermal.

La conception de cette structure partiellement enterrée, de 2005 à 2006, a dû faire face à de nombreuses contraintes géotechniques, géologiques et environnementales. Le réseau d’assainissement adjacent a par ailleurs fait l’objet d’une complète réfection afin de réduire considérablement les risques d’altération de qualité de l’eau souterraine.